Endométriose : par où commencer après le diagnostic ?

Recevoir un diagnostic d’endométriose peut provoquer beaucoup d’émotions : soulagement d’avoir enfin un mot sur ses douleurs, colère face à l’errance médicale, inquiétude pour l’avenir...Très vite, une question revient : “Qu’est-ce que je peux faire maintenant ?"
L’alimentation ne guérit pas l’endométriose. Mais elle peut jouer un rôle de soutien, notamment sur l’inflammation, la digestion et l’énergie. Ainsi, je te présente les bases les plus solides scientifiquement à mettre en place tranquillement en s'adaptant à tes envies et tes habitudes.
- Soutenir l’équilibre anti-inflammatoire
L’endométriose est associée à un état inflammatoire chronique.Sans chercher la perfection, on peut :
- Augmenter les oméga-3 (petits poissons gras, noix, graines de chia/lin)
- Consommer davantage de fruits et légumes variés et colorés
- Privilégier les huiles riches en oméga-3 (colza, noix, lin...)
- Limiter les produits ultra-transformés
- Prendre soin de son microbiote
Beaucoup de femmes souffrant d’endométriose présentent aussi des troubles digestifs.
Le microbiote intestinal joue un rôle dans l’inflammation de l'organisme, le soutien de l’immunité et le métabolisme des œstrogènes.
Pour commencer à en prendre soin, on peut :
- Augmenter les fibres progressivement selon sa tolérance. Attention, si tu souffres de troubles digestifs, n'hésite pas à te faire accompagner de manière personnalisée.
- Intégrer des aliments fermentés (yaourt, pickles, kombucha...) si tolérés
- Respecter sa tolérance digestive (et éviter les évictions inutiles)
- Boire suffisamment tout au long de la journée
- Vérifier son statut en fer avec son médecin
Les règles abondantes peuvent favoriser une carence en fer, aggravant la fatigue. Un bilan biologique peut être pertinent, ce qui permettra éventuellement au médecin (à ne jamais faire en autonomie) la mise en place d'un complément alimentaire. Si besoin, il est possible d'enrichir l’alimentation en :
- Viande de qualité
- Poissons maigres et gras
- Légumineuses
- Association avec de la vitamine C pour améliorer l’absorption
- Diminution du thé et du café, en espacant leurs prises des repas
- Éviter les restrictions excessives non justifiées
Le gluten ou les produits laitiers ne doivent pas être supprimés systématiquement. Les exclusions alimentaires non encadrées peuvent :
- Fragiliser la relation à l’alimentation
- Augmenter la charge mentale
- Favoriser des carences
Toute éviction doit être individualisée et évaluée par des professionnels de santé formés.
- Tenter de gérer son stress
Il est normal d'être davantage stressée après l'annonce du diagnostic. De plus, la peur des douleurs et du mal-être peuvent être constant. Néanmoins, le stress chronique entretient l’inflammation et peut majorer les douleurs. Cela inclut à la fois :
- Le stress émotionnel
- Le manque de sommeil
- Les régimes restrictifs
- La suractivité
Prendre soin de son système nerveux fait partie intégrante de la prise en charge.
- Adapter son activité physique à son état
Lorsqu’on souffre d’endométriose, il est fréquent de réduire ses mouvements par peur d’aggraver la douleur. Pourtant, une activité physique adaptée peut au contraire aider à soulager certains symptômes. Le mouvement favorise la circulation, diminue les tensions musculaires et stimule la production d’endorphines, des hormones qui participent à la modulation de la douleur.
L’important est surtout d’adapter l’intensité à son état du moment. Certaines activités peuvent être particulièrement intéressantes :
- La marche douce
- Le yoga
- Le Pilates
- Les étirements et exercices de mobilité
L’objectif n’est pas la performance mais de garder un corps en mouvement, car un muscle qui ne bouge pas est souvent un muscle qui se raidit et devient douloureux. Écouter son corps reste la clé pour trouver le bon équilibre


